Alerte ! Nouveau référentiel, nouvelles règles pour la VAE DEEJE
- Bénédicte Tricot
- 7 juil.
- 6 min de lecture

La VAE DEEJE entre dans une nouvelle période avec l'arrivée du nouveau référentiel. Derrière le passage de 8 à 4 blocs de compétences se cachent de nouvelles attentes, une place plus affirmée du travail social et un risque accru de hors sujet pour les candidats. Dans ce contexte, les anciens exemples de livrets, certains ouvrages et de nombreuses ressources disponibles sur internet deviennent progressivement inutilisables. Plus que jamais, réussir sa VAE demande une méthodologie solide, un accompagnement adapté et une bonne compréhension des attentes du jury.
Un nouveau référentiel et de nouveaux repères à construire
Depuis plusieurs mois, le nouveau référentiel DEEJE mobilise les organismes de formation, les étudiants, les formateurs et les jurys. Cette évolution ne se résume pas à un changement de vocabulaire ou à une simple réorganisation administrative.
Le nouveau diplôme met davantage en avant la dimension de travailleur social de l'Éducateur de Jeunes Enfants. Le regard porté sur l'enfant reste central, mais il s'inscrit désormais plus clairement dans une réflexion autour des familles, du partenariat, du territoire et de l'environnement social.
Autre changement important : le passage de 8 blocs de compétences à 4 blocs plus larges. Cette évolution peut donner l'impression que le diplôme est simplifié. En réalité, les candidats doivent désormais démontrer plusieurs dimensions du métier au sein d'un même bloc, ce qui demande souvent davantage de recul et d'analyse. Les quatre nouveaux blocs sont :
Concevoir et conduire un accompagnement socio-éducatif dans l'intérêt du jeune enfant et de sa famille ;
Favoriser et soutenir le développement harmonieux et l'épanouissement du jeune enfant
S'inscrire dans une dynamique partenariale et territoriale en lien avec les politiques de cohésion sociale ;
Développer et inscrire sa pratique professionnelle dans le champ du travail social.
Parallèlement, une partie des ressources actuellement disponibles devient progressivement moins pertinente. De nombreux exemples de livrets, guides ou ouvrages ont été construits à partir de l'ancien référentiel. Ils restent intéressants pour comprendre la démarche VAE, mais ils ne permettent plus toujours de comprendre précisément ce qui est attendu aujourd'hui.
Le risque est alors de préparer un nouveau diplôme avec des outils pensés pour l'ancien.
Le risque du hors sujet encore plus important
L'une des difficultés majeures de la VAE n'est pas l'écriture elle-même. C'est de comprendre ce que le jury attend réellement.
Avec les nouveaux blocs, une erreur de lecture peut avoir des conséquences importantes. Une situation professionnelle peut être parfaitement pertinente sur le terrain tout en étant mal exploitée dans le livret.
Par exemple, certains candidats décrivent pendant plusieurs pages la mise en place d'un projet éducatif alors que le bloc annoncé attend surtout une démonstration du travail avec les familles ou du positionnement dans le champ du travail social. D'autres détaillent minutieusement tout ce qui s'est passé sans expliquer leurs observations, leurs choix ou les compétences réellement mobilisées.
Les erreurs les plus fréquentes restent finalement assez classiques :
des situations décrites mais peu analysées ;
des redondances importantes faute de méthode ;
des expériences intéressantes mais mal reliées aux compétences du bloc ;
des textes issus de recherches IA intégrés presque tels quels sans appropriation personnelle ;
des références théoriques citées mais peu exploitées dans l'analyse.
Ces erreurs ne traduisent pas un manque de compétences professionnelles. Elles montrent surtout que la VAE est un exercice particulier qui demande une méthodologie spécifique.
Choisir son accompagnateur : les bonnes questions à se poser
Dans ce contexte, le choix de l'accompagnateur devient un véritable enjeu.
Aujourd'hui, il ne suffit plus qu'un accompagnateur connaisse la VAE. Il doit également être capable de travailler avec le nouveau référentiel et de comprendre les nouvelles attentes du diplôme. Il doit donc avoir renouvelé ses connaissances du référentiel. Mais comment le savoir à l'avance ?
Avant de s'engager, un candidat peut notamment vérifier si l'accompagnateur :
travaille déjà avec le nouveau référentiel DEEJE ;
accompagne ou forme des étudiants EJE sur ces mêmes compétences ;
possède une expérience de jury ou une bonne connaissance des attentes d'évaluation ;
ET tout comme précédemment, si il
aide à choisir les situations les plus pertinentes ;
accompagne l'analyse de la pratique et pas uniquement la rédaction ;
connaît les usages pertinents de l'IA et leurs limites ;
propose un accompagnement réellement personnalisé ;
adapte ses modalités d'accompagnement aux besoins du candidat ;
adapte ses tarifs au niveau de soutien réellement nécessaire.
Ce dernier point est particulièrement important. Le référentiel national qualité impose aux organismes de tenir compte des besoins spécifiques des bénéficiaires et d'adapter leurs prestations. Un candidat ayant déjà une forte capacité rédactionnelle n'aura pas les mêmes besoins qu'une personne qui découvre totalement l'exercice de l'analyse écrite.
L'accompagnement doit donc être ajusté au candidat, et non l'inverse.
Par ailleurs, les accompagnateurs les plus rapidement informés des évolutions du diplôme sont souvent ceux qui travaillent déjà avec les étudiants EJE. Ces futurs professionnels préparent aujourd'hui leurs certifications à partir du nouveau référentiel et seront demain évalués sur les mêmes compétences que celles attendues en VAE.
Un APP pour sécuriser le démarrage du projet
Avant même la rédaction du livret, l'Architecte Accompagnateur de Parcours joue un rôle souvent sous-estimé.
Choisir la bonne certification, vérifier l'adéquation de son expérience, comprendre les financements, préparer les démarches administratives ou encore construire un parcours réaliste sont autant d'étapes qui peuvent rapidement devenir décourageantes lorsque l'on avance seul. L'APP permet d'éviter de perdre du temps dans une mauvaise direction.
Mais son intérêt ne s'arrête pas là. Lorsqu'un candidat sait où il va, pourquoi il a choisi ce diplôme et quelles seront les prochaines étapes, il avance généralement avec davantage de confiance et de motivation. Cette sécurisation du parcours constitue souvent un premier levier de réussite.
L'IA : un outil utile ou un piège facile
L'intelligence artificielle fait désormais partie du paysage de la VAE. Bien utilisée, elle peut faire gagner un temps considérable : organiser des idées, clarifier certains concepts, aider à structurer un plan ou identifier des pistes de recherche.
En revanche, elle ne remplace ni l'expérience du candidat ni sa réflexion. Et ne soyons pas dupe, le jury l'utilise tout autant que le candidat et est désormais capable de le déceler dans la simple lecture du livret ( croyez en mon expérience à ce sujet ...)
Les jurys repèrent rapidement les dossiers qui présentent des formulations très générales, des analyses peu personnelles ou des réflexions déconnectées de la réalité du terrain. Ce décalage apparaît souvent encore davantage lors de l'oral. L'IA peut aider à réfléchir. Elle ne peut pas réfléchir à la place du candidat.
L'enjeu est donc d'apprendre à l'utiliser comme un outil de travail tout en conservant sa propre analyse, son propre positionnement et son propre regard professionnel.
Un accompagnement de la VAE DEEJE qui va au-delà du dossier
La VAE est rarement un parcours linéaire. Les candidats traversent souvent des périodes de doute, de fatigue ou de découragement. Certains interrompent leur rédaction pendant plusieurs semaines. D'autres se sentent perdus face à la masse d'informations ou ont l'impression de ne plus savoir si leur dossier répond réellement aux attentes. C'est pourquoi l'accompagnement ne peut pas se limiter à relire un texte ou à corriger une formulation.
Il doit aussi aider le candidat à maintenir le cap, à retrouver du sens dans son travail et à progresser étape par étape.
Les difficultés les plus fréquentes ne sont pas toujours techniques. Elles sont souvent liées à l'organisation, au manque de confiance, à la peur du hors sujet ou à la difficulté de prendre du recul sur sa propre pratique.
Les outils méthodologiques, les rendez-vous réguliers, les groupes d'échange, les webinaires ou encore les badges de progression poursuivent tous le même objectif : permettre au candidat d'avancer avec davantage de clarté, d'efficacité et de sérénité.
Une nouvelle certification construite sur une expérience déjà solide du diplome d'état d'éducateur jeunes enfants
La certification d'accompagnement VAE proposée par Cogivia s'inscrit dans cette nouvelle dynamique. Si la certification est nouvelle, l'expérience qui la soutient ne l'est pas : accompagnement d'étudiants EJE dans leurs écrits et leurs analyses depuis plusieurs années, participation à des jurys VAE, interventions en organismes de formation et expérience personnelle de la VAE.
Dans une période où les repères évoluent rapidement, cette double proximité avec la formation et l'évaluation constitue un véritable atout pour aider les candidats à comprendre les nouvelles attentes du diplôme.
Réussir une VAE ne consiste pas uniquement à raconter son expérience. Il s'agit surtout de comprendre quelles compétences démontrer, comment les analyser et comment les défendre devant le jury.
Chez Cogivia, l'accompagnement VAE repose sur une conviction simple : chaque candidat a un parcours, des besoins et un rythme différents. L'accompagnement est donc ajusté au niveau de soutien réellement nécessaire, qu'il s'agisse d'aide méthodologique, d'analyse de pratique, de préparation à l'oral ou d'utilisation pertinente de l'IA. Grâce à une expérience de jury, à l'accompagnement d'étudiants EJE travaillant déjà sur le nouveau référentiel et à une connaissance fine des écrits professionnels, Cogivia propose un accompagnement à la fois exigeant, personnalisé et ancré dans les réalités actuelles du diplôme.
Textes officiels utiles
Ces textes constituent aujourd'hui les références officielles pour comprendre les évolutions du diplôme et les nouvelles compétences attendues





Commentaires